Les études de maïeutique à Paris et dans toute la France permettent de devenir sage-femme – et sont ouvertes aux hommes autant qu’aux femmes. Elles durent 5 ans, en incluant une première année en PASS ou en L.AS depuis la réforme de la PACES. Dans le cadre de son espace dédié aux études de santé MMOPK, l’organisme Prépa Epsilon vous explique en quoi consiste l’apprentissage de la maïeutique.

Notre prochaine JPO :

Le PASS ou la L.AS : la 1ère épreuve à passer pour devenir sage-femme

Jusqu’en 2020, c’est la Première Année Commune aux Études de Santé qui permettait d’accéder à la 2ème année des différentes filières de santé que sont :

Mais depuis la réforme des études de santé, la PACES a laissé place à deux nouvelles voies :

  • le PASS, initiales de Parcours Accès Santé Spécifique
  • les L.AS, initiales de Licences Accès Santé

Suivre des études de maïeutique depuis le PASS

Accessible dans chaque université d’Ile-de-France à l’exception de l’UPEC (Paris 12), le Parcours Accès Santé Spécifique présente de fortes similitudes avec la PACES. Comme elle, le PASS est structuré en 2 semestres et comporte des Unités d’Enseignement (UE) communes à toutes les filières, mais également des UE spécifiques. Au cours du PASS, les étudiant·es ambitionnant la maïeutique pourront donc étudier des matières telles que l’anatomie du petit bassin chez la femme, par exemple.

Suivre des études de maïeutique depuis une L.AS

Suivre une Licence universitaire sans lien avec la santé (exemples : Économie et Gestion, Droit, Histoire, etc.) mais à laquelle a été ajoutée une option Santé, permettant en cas de succès d’accéder à la 2ème année MMOPK de son choix : c’est le principe des Licences avec Accès Santé ou L.AS.

L’admission en école de sages-femmes après le PASS ou une L.AS

À l’issue des examens organisés dans le cadre du PASS et des L.AS peuvent être admis·es dans une école de sages-femmes les étudiant·es figurant en rang utile sur la liste de classement établie par l’université concernée.

Une prépa santé pour renforcer son apprentissage

Aux premières heures de la réforme des études de santé, le chef de l’État avait prévenu : « À tous ceux qui pourraient voir dans cette réforme un renoncement à l’excellence tirée aujourd’hui du concours de fin de première année, je leur dis que ce parcours de formation restera sélectif ». Le message ne souffre aucune ambiguïté : même si le numerus clausus n’est plus, seul·es les étudiant·es les mieux préparé·es accéderont à la deuxième année de leur cursus.

 

Sur notre site, découvrez toutes les formules de préparation pensées par notre organisme pour multiplier vos chances d’accéder aux études de sage-femme.

Obtenir le DFGSMa, le 1er diplôme pour être sage-femme

Les études pour être sage-femme se composent de 2 cycles. Le 1er cycle est sanctionné par un 1er diplôme, le diplôme de Formation générale en sciences maïeutiques (FGSMa). Il sanctionne les 3 premières années du cursus et comprend 6 semestres de formation, en incluant les 2 semestres de la PACES. Ce diplôme correspond au grade Licence, mais ne permet pas d’exercer le métier de maïeuticien.

Une validation différente selon l’école de sage-femme et l’université

Les aptitudes et l’acquisition des connaissances théoriques (les Unités d’Enseignement ou UE) et des connaissances cliniques de la 2ème et de la 3ème années sont validées selon des modalités définies par la structure et approuvées par l’université.

Les matières enseignées en 2ème et 3ème années de la formation de sage-femme

Les UE du 1er cycle s’articulent autour d’un socle commun de connaissances en études médicales. L’aspirant maïeuticien y étudie les matières suivantes :

  • sémiologie
  • embryologie
  • anatomie
  • physiologie
  • pathologie
  • agents infectieux
  • pharmacologie
  • hormonologie, reproduction
  • santé, société, humanité
  • santé publique
  • démarche de recherche
  • C2I (informatique, anglais…)
  • spécialité (gynécologie, obstétrique, maïeutique, néonatologie ou pédiatrie)

Les UE du 1er cycle incluent en outre celles librement choisies ainsi que les UE cliniques, c’est-à-dire les stages réalisés par l’étudiant·e.

Obtenir le DFASMa, le 2ème diplôme pour être sage-femme

L’étudiant·e titulaire du DFGSMa entre dans le 2ème cycle des études pour devenir sage-femme. Ce cycle dure 2 ans, soit 4 semestres, et est sanctionné par le DFASMa, c’est-à-dire le diplôme de Formation Approfondie en Sciences Maïeutiques.

Les matières enseignées en 4ème et 5ème années de la formation de sage-femme

L’évaluation des aptitudes et acquisitions des connaissances de la 4ème et 5ème années porte sur les UE théoriques dans les domaines suivants :

  • obstétrique
  • maïeutique
  • démarche clinique
  • diagnostic anténatal et médecine fœtale
  • néonatologie, pédiatrie
  • gynécologie, santé génésique des femmes et assistance à la procréation
  • pharmacologie
  • santé publique
  • droit et sciences humaines et sociales
  • économie
  • management
  • langue étrangère
  • recherche
  • réalisation d’un mémoire
  • parcours personnalisé

Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT)

L’évaluation porte également sur les UE cliniques ; elles visent à développer les compétences nécessaires à l’exercice de la profession et comprennent plusieurs stages. Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT) est destiné à valider les compétences acquises.

Où exercer à la fin de sa formation pour sage-femme ?

À l’issue de la 5ème année, l’université délivre aux titulaires du DFASMa, le diplôme d’État de sage-femme. Pour recevoir ce titre, l’étudiant·e doit avoir validé :

  • tous les enseignements théoriques
  • tous les enseignements cliniques
  • le certificat de synthèse clinique et thérapeutique
  • son mémoire

C’est le diplôme d’État qui permet d’exercer légalement le métier sur le territoire français. Le ou la maïeuticien·ne peut alors exercer en salarié ou en libéral.

Hôpitaux publics, libéral, PMI : quels pourcentages ?

En 2018, voici quelle était la répartition des sages-femmes exerçant dans la salariat (public, privé ou territorial) ou en libéral :

  • les maïeuticiennes exercent à 80 % dans des hôpitaux publics et en cliniques privées
  • 17 % de sages-femmes exercent en libéral et sont rémunérées à l’acte
  • 4 % de maïeuticiennes exercent dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI), des centres de planification et d’éducation familiale, comme salarié·es de la fonction publique territoriale

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